Football
Real Madrid : banderole anti-Tebas au Bernabéu, le président de LaLiga dénonce une « irresponsabilité flagrante »
Dimanche soir, pendant le 4-1 contre Séville, les supporters du Real Madrid ont déployé une banderole hostile à Javier Tebas et réclamé sa démission. Le président de LaLiga a répondu sur X, six jours avant le Clásico.

Dimanche soir au Santiago-Bernabéu, pendant que le Real Madrid réglait Séville 4-1, une banderole est restée déployée dans les tribunes : « No es fútbol, son Tebas y Negreira ». Ce n’est pas du football, ce sont Tebas et Negreira. Autour, les chants réclamaient la démission du président de LaLiga, sur fond de soupçon de corruption qui avantagerait le FC Barcelone.
Tebas répond le soir même
Javier Tebas a répondu le soir même, dans un long message publié sur X. « Il n’a fallu que deux jours pour que les faits me donnent raison », écrit le président de LaLiga depuis 2013. Selon lui, la banderole est sortie de la « grada de animación », un secteur d’animation « coordonné et supervisé par le club » : une accusation, pas un fait établi, et le Real Madrid ne l’a pas confirmée.
La charge monte dans la suite du message. « Mettre en avant, discréditer et attiser cette hostilité relève d’une irresponsabilité flagrante. Les dirigeants ont le devoir de comprendre les conséquences des messages qu’ils diffusent et amplifient », écrit encore Tebas, dans la traduction de RMC Sport. Il vise Real Madrid TV et la communication du club, et reproche au Real Madrid d’avoir présenté la couverture de sa demande par la presse internationale comme un soutien à cette demande.
Il ferme sans reculer : « Ils peuvent continuer à réclamer ma démission. Les questions concernant leurs sources, leurs accusations et les horaires restent sans réponse depuis le 16 octobre. »
Six jours avant le Clásico
Le fond est posé depuis vendredi : après la comparaison par Tebas des méthodes de Real Madrid TV avec les mécanismes de propagande de l’Allemagne nazie, le Real Madrid avait exigé sa démission immédiate. Le nom de la banderole renvoie à l’affaire Negreira, dans laquelle José María Enríquez Negreira, vice-président du comité technique des arbitres de 2001 à 2018, a touché plusieurs millions d’euros du FC Barcelone, qui parle de prestations de conseil légales. Un procès pourrait avoir lieu en 2027.
Le week-end a laissé une autre trace : Séville a dénoncé un scandale d’arbitrage après un coup de coude d’Arda Güler sur Peque à la 23e minute, à 0-0, resté sans sanction. Lundi, la presse catalane a pris le relais : Sport assure que le Real Madrid fait équipe avec les arbitres, Mundo Deportivo dénonce un scandale au Bernabéu.
Le Real Madrid n’a pas quitté la table de la ligue pour autant : le club siège toujours à la commission déléguée de LaLiga, où le FC Barcelone vient d’entrer, rapporte Marca. Le Clásico entre les deux se joue dimanche 25 octobre, six jours après la banderole.