Tennis · WTA
Osaka retrouve Tokyo, quatre ans après, face à la wildcard Pohankova
Quatre ans après son dernier match à Tokyo, Naomi Osaka y retrouve son public face à Mia Pohankova, wildcard de 18 ans aux chiffres trompeurs. À 1,29, pas de pari : le marché a bien lu ce match.

Quatre ans que Tokyo ne l’avait pas vue jouer. Naomi Osaka y est revenue mardi comme on rentre chez soi : 6-3 7-6(4) contre Paolini en 1 h 37, sept aces, trente coups gagnants, et un public debout sur chaque point, comme le racontait le compte rendu du soir. Elle a même été menée 0-40 dans le second set avant d’écarter sept balles de break sur neuf : pas le match tranquille que raconte le score.
Ce retour à Tokyo, sept ans après son titre de 2019, elle l’aborde comme un Grand Chelem, et dit tenir de la maternité son calme d’aujourd’hui (elle l’a confié à la presse locale). Ariake lui a répondu dès le premier tour. Reste un huitième de finale, contre une joueuse que ce tableau n’attendait pas.
Le dossier Pohankova se lit en trois lignes, et c’est bien le problème
Mia Pohankova, 18 ans, 145e mondiale, a battu la qualifiée Valentova 6-1 6-4 mardi sur un court annexe. Les deux joueuses ne se sont jamais rencontrées. Le curriculum de la Slovaque tient en trois lignes (parcours complet ici) :
- son fait d’armes sur le circuit : un huitième de finale à Wuhan début octobre, avec deux victoires sur Bondar et Xiyu Wang, avant la sortie nette 1-6 4-6 contre Sakkari ;
- une carrière construite en ITF et en WTA 125 : 53 victoires pour 24 défaites, deux titres mineurs, à peine plus de 100 000 dollars de gains ;
- ses statistiques de service et de retour, flatteuses, ont été prises à des adversaires de seconde division.
Sur le dur extérieur d’Ariake, la Slovaque a de quoi gêner : elle a gagné 40 % des jeux de retour de ses dix derniers matchs. Presque tous ont été pris un étage en dessous, à des joueuses qui ne figurent pas dans ce tableau. L’étage du jour, Osaka l’occupe seule.
À 1,29, l’écart est déjà dans la cote
Le marché a lu le dossier plus vite que moi. Osaka s’affiche à 1,29 chez Unibet ce mercredi, Pohankova à 4,25 chez Betway, et la ligne de la Slovaque a déjà glissé de 4,00 à 4,25 depuis l’ouverture. À 1,29, la Japonaise reçoit un peu moins de quatre chances sur cinq ; la probabilité exacte qui se cache derrière une cote se calcule, marge retirée, avec cet outil. Rien dans la composition de ce match ne me pousse à contredire ce prix.
Pas de pari : la cote a déjà dit ce que j’avais à dire
Je lirai ce match avec plaisir, je ne le parierai pas. À 1,29, le vainqueur ne laisse rien à prendre, et les lignes de jeux sont construites sur le même écart, avec des marges plus larges que le marché du vainqueur : quand aucun prix ne me semble faux, je ne mise pas. Ce huitième de finale n’enrichira pas mon bilan public, et c’est parfois la meilleure prise de position.
Une réserve pour finir : jeudi, Tokyo attend un ciel couvert autour de 15 degrés, des prévisions qui divergent sur la pluie, et un toit rétractable qui peut changer les conditions en cours de route. L’ordre du jeu du jour n’était pas encore publié au moment où j’écris. Et si vous misez sur ce tennis-là, ne jouez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.
Évolution des cotes
Résultat du match
| À la publication | Actuelle | Évolution | |
|---|---|---|---|
| Naomi Osaka | 1,29 | 1,29Unibet | = |
| Mia Pohankova | 4,25 | 4,25Betway | = |
Plus / moins de 2,5 buts
| À la publication | Actuelle | Évolution | |
|---|---|---|---|
| Plus | 2,70 | 2,70Unibet | = |
| Moins | 1,50 | 1,50Betano | = |
Meilleure cote parmi 9 bookmakers suivis · mise à jour 28 octobre · 6 h 30